Un transsexuel cuisine ses organes génitaux et les sert lors d’un banquet public

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Cette belle aventure humaine se déroule le dimanche 13 avril 2012 à Tokyo.

Mao Sugiyama, un jeune transsexuel fraîchement débarrassé de ses organes génitaux masculins, organise un banquet public lors duquel il braise puis assaisonne son pénis, son scrotum et ses testicules, avant de les servir à ses convives alléchés.

Le jeune homme (ou la jeune femme) âgé(e) de 22 ans avait un mois avant la date de l’évènement, lancé un appel sur Twitter, en expliquant que 6 portions seraient mises en vente au prix de 250 dollars chacune.

Bref, les quelques 16,1cm ayant trouvé acquéreurs grâce à la magie des réseaux sociaux, les parties génitales ont pu être décongelées et la dégustation publique a bien eu lieu.

Bon appétit. (source et recette)

Testicules persillés en sauce.

Flagrant délit de racolage


Récemment mise en ligne par des créatifs de l’agence Ogilvy, la vidéo présentée ci-dessus suscite depuis hier l’indignation du tout Twitter français.

Cette campagne de sensibilisation aux difficultés rencontrées par les sans-abris parisiens a vite tourné au fiasco, s’attirant les foudres d’un public qui lui reproche majoritairement de s’offrir une image généreuse et altruiste à moindre frais sur le dos de la misère.

Le contenu:

Le spot commence par le témoignage d’un SDF dont les 8 années de rue ont suffi à lui faire oublier tous ses rêves. S’en suit une série de plans sur des sans abris filmés dans des postures peu envieuses, dans la nuit d’une ville lumière qui les laisse pour compte.

En 30 secondes le décor est planté sur fond de musique larmoyante, le spectateur peiné et embarrassé pousse un léger soupir devant son écran. Le malaise s’installe.

Puis la voix de l’agence retentit. Elle est fière de nous présenter ses 18 nouveaux « clients ». 18 nécessiteux dont les portraits et prénoms se succèdent.

On comprend que l’agence va prendre les choses en mains. Des super héros de la créativité vont innover en mettant pour la première fois leur savoir-faire au service des démunis. L’espoir renaît.

A l’agence, bien au chaud dans de jolis locaux, ça bosse dur devant des écrans haut de gamme. Ca s’enthousiasme et ça s’agite. Les jeunes markéteux prennent le problème à bras le corps à coups de croquis et de découpages de cartons. Ils ont l’air cool. La musique de fond s’en est elle aussi rendu compte. Il se passe quelque-chose, on a envie de danser, on sent que le happy end se prépare.

Bref, vous connaissez la suite de l’histoire. Les cartons « dizaillenés » par les bienfaiteurs feront mouche (mon cul), Bernard pourra se payer une pizza, Laurent boira du café chaud, Michel et les autres retrouveront le sourire, l’agence aura montré l’exemple.

Un message qui ne passe pas:

Mais ce savant mélange de génie créatif et d’altruisme désintéressé au profit d’une noble cause ne passe pas auprès du spectateur.

La vidéo a été accueillie par un tollé après sa mise en ligne, suscitant l’indignation générale, sous prétexte de récupération douteuse.

Et pour cause.

Le message altruiste n’est qu’un prétexte, car il s’agit avant tout d’une campagne d’auto-promo à la gloire d’une agence publicitaire qui tente de nous vendre la magie de son savoir-faire créatif.

Peu importe le contexte, peu importe les clients. Les sans-abris ne sont que des accessoires sans importance. Vous pourrez d’ailleurs les remplacer par n’importe-qui, le message est adaptable à souhait. « Notre créativité au service de tous ». On ne cible pas la générosité, mais on cherche plutôt à soigner son image, car de nos jours, « l’entreprise citoyenne » ça le fait grave.

Sauf que là, l’utilisation de la misère humaine comme support publicitaire est légèrement plus flagrant qu’à l’accoutumée. C’est dommage, mais la finalité de la campagne est éminemment perceptible, et l’on aurait presque pu le leur pardonner si l’utilité publique de leur action  avait été au rendez-vous.

Ce n’est malheureusement pas le cas.

Au final, la générosité suscitée se limite à une pizza et 3 cafés, et tout ça ne leur aura pas coûté un radis. C’est du moins ce que l’on tente de nous faire croire.

Joli message en apparence, que celui de la solidarité qui n’est pas seulement une question de pognon, mais…

Les moyens mis en oeuvre, le temps d’élaboration de la campagne, le tournage, le matériel, tout ce professionnalisme pour obtenir une réalisation aussi léchée… Tout cela a un coût. Un coût que je ne saurais chiffrer, mais sans commune mesure avec celui d’un misérable repas et d’une boisson chaude.

Bref, s’il avait uniquement été question d’entraide directe, il aurait sûrement été plus judicieux de faire un petit don à une oeuvre caritative, mais cela aurait été sans compter sur le pseudo génie créatif des jeunes pubards qu’il était question de promouvoir.

Parlons-en d’ailleurs de cette inventivité, de ce génie créatif, de son pouvoir transcendant, de sa propension à susciter l’attention, de sa magie, de son inexistence.

Encore une fois, il n’est pas au rendez-vous. Les miraculeux morceaux de cartons élaborés par les designers sont des leurres sans intérêt. C’est laid, niais, ni novateur ni surprenant, mais l’effet enchanteur se produit miraculeusement devant la caméra.

Les passants qui d’ordinaire feignent de ne pas voir la mendicité, changent d’attitude à la vue de ces derniers. Foutaises.

On est en plein conte de Noël. Les génies sont des usurpateurs, le Père Noël dépose des boîtes vides aux pieds des sapins, d’autres les rempliront à sa place. Peu importe le fond, seule la forme compte.

La réalisation est stéréotypée, emplie d’immondes clichés. Le pathos est tellement gros qu’on a peine à y croire. Les artifices techniques au service de l’empathie ne fonctionnent pas pour la simple et unique raison que rien ni personne ne peut valoriser le vide. Pire encore, ils ne font qu’accentuer l’absence d’humilité de l’ignoble sérénade.

Le traquenard ne prend plus. Trop d’agences de pubs ont depuis longtemps perdu en crédibilité. A trop privilégier la forme, elles se sont fourvoyées dans les méandres de la futilité, du buzz ou du mensonge, et tentent aujourd’hui de se racheter une conduite sous couvert de générosité.

L’humanisation de l’inhumain étant le fer de lance de la propagande, force est de constater qu’elles font tout le contraire.

Street art: Le collectif Mentalgassi

Au cas où vous en douteriez encore, j’aime le street-art. Sa capacité à s’inviter de façon impromptue face au regard d’un passant, la surprise qu’il suscite m’interpelle, et sa propension à détourner l’insignifiante grisaille des milieux urbains me fascine.

Au travers de mes errances sur les médias sociaux, je suis tombé à de nombreuses reprises sur des clichés d’oeuvres du collectif allemand Mentalgassi, qui a notamment fait parler de lui fin 2011, en collaborant avec Amnesty International lors de la création d’un projet intitulé « Make the invisible visible ».

Pour l’occasion, un portrait de Troy Davis, condamné à mort et exécuté en septembre 2011 aux Etats-Unis, avait été dressé sur une rampe londonienne, de manière à n’être visible que d’un certain angle de vue (visible sur les 2 dernières photos ainsi que la vidéo).

Bref, les quelques images qui suivent vous donneront un bon aperçu de leur oeuvre.


L’art en 3D d’Adam Martinakis

Adam Martinakis est un artiste polonais né en 1972, et vivant actuellement en Grèce.

Cet architecte et designer d’intérieur se consacre depuis 2000 à la création d’oeuvres en 3 dimensions plus étonnantes et impressionnantes les unes que les autres.

Bref, je vous laisse découvrir son univers en vous proposant quelques-unes de ses créations.

Le Street Art de Mark Jenkins

Né en 1970, Mark Jenkins est un artiste américain qui a fait de la rue et des lieux public son terrain de jeux depuis 2003.

L’oeuvre de ce street artist s’expose aujourd’hui dans les rues du monde entier, et prend tout son sens en étant soumise à l’étonnement d’un public qui tombe dessus par hasard.

Sa série de sculptures baptisée « Embed » met en scène des corps humains en grandeur nature, moulés dans du ruban adhésif, puis vêtus, et installés dans de curieuses positions en milieu urbain.

Site web de Mark Jenkins via Libé

Importation d’anciennes publications

Bon nombre d’entre vous me suivent depuis très peu de temps (que ce soit sur Twitter ou sur Facebook où j’ai été assez peu présent ces derniers mois), et n’ont sûrement pas eu l’occasion de me lire par le passé.

Je viens donc d’importer sur ce blog, d’anciens billets que j’avais à l’origine publiés sur un vieux blog baptisé Ilovemonblog, et dont je me suis finalement peu servi.

Bref, rien de bien extraordinaire, sinon 4 humbles textes et récits (avec leurs commentaires) qui viennent un peu bouleverser la chronologie de ce site, puisqu’ils datent tous de 2010, et sont par conséquent datés d’une date antérieure à la création de ce blog.

Donc, dans le cas où l’idée saugrenue de les lire vous viendrait à l’esprit, ces derniers sont disponibles dans la catégorie « Récits et écriture ».

 

Carrie, 53 ans, accro à l’urine

Depuis moins de 3 mois, My Strange Addiction (émission diffusée sur la chaîne américaine TLC), se penche sur le quotidien de personnes atteintes de pathologies et addictions quelque-peu particulières.

L’épisode résumé ci-dessus nous permet donc de faire la connaissance de Carrie, 53 ans, accro à sa propre urine.

Cette mère de famille dit en boire quotidiennement plus de 2 litres, et l’utilise aussi pour se laver le visage et les dents, pour se faire des bains d’yeux, ou encore pour colorer l’eau de son bain.

Selon elle, l’urine possède de nombreuses vertus thérapeutiques, et cette consommation un peu particulière l’aurait efficacement aidée à lutter contre un cancer aujourd’hui en rémission.

Bref, une bien belle histoire.